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Polytechnique > Portail HPR > Travail en équipe > Section étudiante > Compétences > Affirmation

affirmation de soi

«Prends ta place, toute ta place, juste ta place.»

 

 

Comportement affirmatif

Tiré de «S’affirmer et communiquer», Jean-Marie Boisvert et Madeleine Beaudry. 1979, les Éditions de l’homme.

 

«Communiquer de façon affirmative, c’est exprimer ses pensées et ses sentiments d’une façon calme, honnête et appropriée, tout en voulant connaître les sentiments et les pensées de l’autre.» Ceci implique deux types de respect: le respect de soi-même et le respect de l’autre.

Il n’est pas toujours facile d’avoir un comportement affirmatif, lorsque le comportement n’est pas affirmatif il peut se traduire sous deux autres formes: le comportement passif et le comportement agressif. Il est important de les connaître afin d’être en mesure de les démystifier lorsque l’on se retrouve en situation de communication interpersonnelle et alors de mettre en pratique différentes compétences afin de faire face à ces types de comportement.

 

Comportement agressif

L’individu usant de ce type de comportement exprime de manière hostile ses sentiments et ses idées. Il tend à la soumission de l’autre et est centré sur lui-même. Peut avoir, entre autres, comme effet de ridiculiser et rabaisser l’autre.

Exemplede paroles entendues:

«Tu as été très arrogant ce matin au sujet de mon implication dans le dossier, lors de la réunion avec le chargé de projet ».

Exemple tiré d’une analyse individuelle:

«Pour une deuxième semaine de suite, j'ai démontré à quel point je pouvais être obstinée. Il y a des choses auxquelles je tenais mordicus et j'avais tendance à m'emporter. Cela se traduit par un ton de la voix plus sévère et des propos directs qui peuvent paraître blessants, bien que je ne porte aucune rancune envers personne.»

 

Comportement passif

L’individu ne respecte pas ses propres besoins, idées et sentiments. Il les oublie ou ne leur accorde pas d’importance par rapport à ceux des autres. Il permet à l’autre de choisir à sa place.

Exemple de paroles entendues:

— «Es-tu d'accord?

— Oui, oui, je ne l’aurais pas fait comme ça, mais si tu penses que c’est bon je vais te suivre, je ne voudrais pas déranger le groupe, c’est correct…»

Les notions reliées à l’affirmation de soi sont tiré de «S’affirmer et communiquer», Jean-Marie Boisvert et Madeleine Beaudry. 1979, les Éditions de l’homme.

Pour s’affirmer adéquatement, nous recommandons de mettre en application un type de message axé sur la relation (message «je» et message «nous»).

 

Types de messages: JE – TU – NOUS

Message «TU»(à éviter)

Message «JE»

Message «NOUS»

Lors d’une situation de conflit, le message je peut être reçu comme une accusation indirecte, une demande d’excuse, etc. Alors que le message «NOUS»,pour sa part, est plutôt :

TU
JE
NOUS

«Tu dénigres toujours mes idées».

«Je trouve ça difficile de travailler avec toi parce que tes réactions m’amènent souvent à penser que mes idées ne sont pas importantes».

«Je voudrais regarder avec toi la manière dont nous travaillons ensemble. J’aimerais savoir qu’est-ce qui t’amène à réagir à mes propositions ainsi, car ça me donne souvent l’impression que tu considères mes idées peu importantes. J’aimerais mieux comprendre».

«Tu ne t’es pas du tout préparé à l’exposé oral, c’était vraiment pourri ; t’es à l’université mon gars ! »

«Je suis vraiment déçu de ta performance à l’exposé oral. Tes hésitations fréquentes et le fait que tu aies toujours les yeux rivés sur les diapositives m’ont beaucoup déplu et ça risque de nous donner une mauvaise note».

« J’aimerais que l’on discute de l’exposé oral. Pour ma part, je ne suis pas satisfait de ta partie du travail. Je voudrais d’abord t’exposer ce qui m’a déplu et ensuite j’aimerais entendre ton point de vue là-dessus. J’aimerais que les mêmes erreurs ne soient pas répétées et que l’on fasse mieux à l’exposé oral de fin de session».

«Tu as été tellement arrogant ce matin au sujet de mon implication dans le dossier, lors de la réunion. Tu aurais dû me dire ce qui ne faisait pas ton affaire plutôt que de me faire perdre la face devant le chargé de projet».

«Je n’ai pas du tout apprécié ta remarque concernant mon implication dans le dossier, ce matin, à la réunion avec le chargé de projet. Je me suis senti humilié ».

«Je voudrais parler avec toi de ce qui s’est passé à la réunion ce matin avec le chargé de projet. Ce que tu as dit à mon propos m’a dérangé. Je voudrais t’expliquer pourquoi et je voudrais aussi entendre ton point de vue afin qu’une telle situation ne se reproduise pas à nouveau».

(Tiré et adapté de Cormier, 2004)